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à AILES ! |

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vers les blagues |
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Non, l'informaticien n'est pas machiste,
il est "spirituel"
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Les images suivantes vous donnent toute
l'étendu de son respect envers la gente
féminine ... (heu, c'est de l'humour, hein ?
2ème degré, hein)
Le texte qui suit, même s'il n'a pas grand chose
à voir avec l'informatique, apporte un
éclairage intéressant sur la spiritualité qui
anime l'immense majorité des informaticiens...
masculins. |
Problème d'image ? « Je
suis ingénieur ! »

Hmmm... m'oui...
Pourtant , l'informatique s'est introduit dans tous
les domaines :



« êtes-vous sûr d'avoir lancé la bonne impression ?
»
(bon, ok, j'avoue : j'ai reçu cette image sous le
titre :
"une blonde imprime un document"... je sais, c'est
mal.
Alors mieux vaut dire... "impression belge", plutôt
? Non plus ? Aie, pas taper!)
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heu... enfin, si vous ne trouvez pas ce qui
précède très spirituel, lisez la suite et vous
comprendrez pourquoi :
L'homme est
une roseau pensant disait Pascal, il aurait
été bien inspiré d'ajouter un roseau généralement
pensant, car tout aussi éperdu d'absolu que soit
l'homme, il arrive parfois que sa basse condition de
mammifère s'exprimant de façon relativement primitive
prenne le pas sur de plus hautes aspirations. Bien qu'il
lui répugne fort de l'admettre, l'homme est un animal
appartenant à l'espèce des mammifères. Surtout sa femelle
d'ailleurs, et lorsqu'elle pousse la complaisance envers
cette appartenance jusqu'à un petit quatre-vingt quinze
bonnets C, l'homme se dit alors en lui-même que le monde
est rudement bien fait et qu'il aurait été plutôt
vexé d'appartenir à une espèce moins prodigue en
signes extérieurs de féminité. De ce point de vue
l'homme ne se serait pas très bien vu en lamellibranche,
encore qu'il
lui arrive assez fréquemment de se comporter en
mollusque.
En vertu de sa condition animale, l'homme n'échappe pas
à une préoccupation qui tracasse régulièrement les
mâles de toutes les espèces confondues ; la quête de
la femelle. En ce qui concerne l'homme, la civilisation
aidant, ce qui n'était qu'une simple formalité
empreinte d'une convivialité dépourvue de simagrées
s'est transformée en un rituel compliqué fait d'une
infinité de règles emplies d'un ésotérisme qui
ravirait le cabaliste le plus fervent.
Certains représentants déviants de l'espèce ayant
trouvé dans ce rituel un sens à leur existence lui
consacrent l'essentiel de leur temps et de leurs efforts.
Les autres regrettent l'époque heureuse où une grande
claque sur l'épaule de la femelle, suivie d'un index
pointant sur le bas-ventre, agrémenté d'un grognement
tendre et mélodieux, suffisait à lui faire comprendre
la nature du tourment spirituel qui vous empoignait à ce
moment précis. Soit celle-ci faisait preuve de bonne
volonté et par une posture adéquate montrait qu'il
était permis d'entrer séance tenante dans le vif du
sujet, soit manifestait une indifférence que des
caresses préliminaires à grands coups de fémur de
mammouth transformaient en adhésion bruyante.
Quelles que soient les dispositions de la femelle le tout
ne prenait pas plus de trois minutes à la grande joie
d'au moins un des participants. Il arrivait parfois qu'il
faille se munir d'une massue, pour aller convaincre un
autre mâle sournoisement accapareur de l'utilité de la
mise en commun de précieuses ressources naturelles, mais
ce n'était toutefois qu'un avatar qui ne remettait pas
en cause l'existence d'un système fonctionnant à la
satisfaction quasi générale. Un système dans lequel il
n'était nullement besoin d'obtenir l'autorisation de la
femelle pour parvenir à ses fins. L'âge d'or quoi.
De nos jours l'assentiment de la femelle est un
préalable nécessaire. Ce qui se révèle généralement
malaisé car la femelle en question est rarement
convaincue du bien-fondé de vos prétentions. Et même
si le but ultime n'a pas changé dans sa roborative
simplicité, les moyens pour y parvenir en sont devenus
tellement compliqués que l'on se demande parfois si dans
certains cas, relevant plus de l'hygiène corporelle que
de l'élévation spirituelle, le recours à des
palliatifs manuels, pour honteux qu'ils soient, ne se justifierait pas. Comme on le voit le progrès n'est pas
toujours porteur de simplification et trahit quelquefois
les espoirs que l'on aurait pu mettre en lui.
Pour accomplir son destin de mâle, l'homme est muni
d'organes dont la laideur affligeante est très largement
compensée par une excellente adéquation au but visé.
Il s'agit d'un appareillage comportant deux boules plus
ou moins volumineuses appelées testicules, complétées
d'une plomberie compliquée et au détail pas vraiment
passionnant, chargée de produire une liquide aussi
blanchâtre que gluant, vaguement répugnant en un mot,
appelé sperme, le tout enfermé dans une enveloppe
cutanée ou scrotum, surmonté d'un appendice nommé
pénis. Tout cela abondamment recouvert d'une pilosité
dont le soyeux évoque plus facilement le tapis-brosse
pur fibres de coco que le vison. L'homme tire de son
pénis une fierté dont l'ampleur est directement
fonction de la taille de celui-ci. On dit de l'homme qu'il a des
joies simples.
Il semblerait selon certaines rumeurs, et ce malgré
qu'elle s'en défende ardemment, que la femme ne serait
pas aussi indifférente à la taille de l'outillage que
ses discours sur les qualités du partenaire idéal
pourraient le laisser croire. On peut toutefois
légitimement soupçonner ces rumeurs de relever de la
perfidie la plus noire, car il est bien évident que les
qualités, qui font l'homme parfait si on en croit la femme,
c'est-à-dire intelligence, culture et sens de
l'humour, toutes fort prisées dans les dîners en ville,
sont indispensables en toutes situations, et notamment
durant les exercices qui font parfois suite à ces mêmes
dîners.
Lorsque la pression exercée par le sperme accumulé dans
ses testicules devient trop forte, l'homme est alors pris
d'une envie aussi irrésistible que généreuse de faire
partager ce surplus liquide à une personne favorablement
disposée, on
dit alors de l'homme qu'il devient romantique. C'est à ce moment précis
que commencent les désagréments. C'est le début d'un
itinéraire auprès duquel un parcours du combattant
particulièrement féroce, type stage commando pour
troupe d'élite, passerait pour une promenade de
grabataire.
Jeter son dévolu sur une représentante décemment
comestible du sexe opposé avec qui partager un
trop-plein de spiritualité en échanges enrichissants
n'est pas en soi une difficulté, car la femme est
abondante en quantité comme en qualité sous nos
latitudes, le problème étant d'obtenir en retour de
l'élue un intérêt, même vague. Les échecs seront
nombreux la quête sera longue et semée d'embûches mais
lorsque vous arriverez enfin à susciter cette étincelle
d'intérêt sans laquelle rien n'est possible, il ne
faudra pas pour autant vous croire arrivé au bout de vos
peines. La femme est naturellement madrée. Elle ne se
fait aucune illusion sur le but que vous poursuivez et va
vous faire payer chèrement le prix d'une reddition dont
elle a déjà décidé du moment opportun. Mais aveuglé
par le désir, tout à sa transe amoureuse, l'homme va
alors se lancer dans une succession de rites qui ne sont
pas sans rappeler la parade amoureuse du dindon, offrant
des fleurs ou des bijoux, allant même dans les cas les
plus graves jusqu'à écrire des poèmes, là où le
gallinacé frémit de la caroncule et glougloute, les
plumes de la queue en éventail. Le dindon est généralement
moins ridicule.
Cette période de gestation amoureuse peut durer
relativement longtemps, à la grande joie de commerçants
comblés, au nombre desquels on peut compter sans
hésiter, les fleuristes, les bijoutiers et les
restaurateurs, prospérant en véritables parasites de la
séduction. Et un beau jour quand elle jugera les étapes
nécessaires dûment franchies, la femme fera comprendre
au moyens de signaux infiniment subtils qu'elle enverra
à son partenaire, qu'enfin elle consent et que ce soir
sera LE soir où pourra s'accomplir enfin le rituel tant
attendu, le soir où l'homme pourra exprimer en trois ou
quatre minutes dans le délire de sens en fusion, tout un
potentiel jusque là injustement bridé.
Il l'aura attendu ce moment, où arc-bouté au dessus de
sa conquête, se trémoussant spasmodiquement avec dans
les yeux juste ce qu'il faut de révulsé pour évoquer
la plus belle tête de veau à l'étal d'un tripier, il
pourra enfin expulser dans un grand cri de bûcheron ce
surplus de sentiment qui lui gonflait le cœur. Puis
avant de s'abattre sur le dos comme un grand chêne
foudroyé, en poussant un énorme soupir de ravissement
et juste avant de plonger dans un profond sommeil,
l'homme prendra le temps de s'enquérir du bien-être de
sa compagne au moyen de cette phrase toute en
délicatesse et beauté « Alors heureuse ? ». Car l'homme n'est pas égoïste.
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