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Débutant en SSII ? Attention, méfiance !
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Vous entendrez de bien curieuses
"propositions" de la part de votre
commercial, lors de votre tout premier CDI. C'est
normal : il compte sur votre ignorance pour vous
faire accepter certains "services" qui
arrangent bien... votre société de services !
Ces exemples ne sont pas monnaie courante, mais
ils existent. |
Les promesses
Cela va sans dire, et pourtant il vaut
mieux le rappeler : tout ce qui
n'est pas écrit et signé ne vaut... pas grand chose.
Si vous souhaitez des missions à l'étranger et qu'une
entreprise vous affirme en avoir plein, il est peu
prudent de vous engager sur la base de ce seul critère
verbal. D'autant que cette entreprise restera
"claire" sur ce sujet : elle vous rappellera,
avant la signature de votre contrat d'embauche, qu'elle
ne peut garantir la disponibilité de projets à
l'étranger. Traduction : "à moins d'une réelle et
peu probable opportunité, vous travaillerez en France
!"
Les congés sans solde
Un congé sans solde se prend de son plein
grè : un employeur ne peut vous y forcer, mais juste
vous "conseiller très fortement" d'en prendre
: pour lui, c'est tout bénéfice si vous êtes en
inter-contrat (et que vous ne rapportez rien). Pour vous,
le seul intérêt du congé sans solde, c'est qu'il vous
évite d'entamer trop votre crédit annuel de congé (25
jours ouvrés).
Où est le piège ? Il se trouve que de
plus en plus de jeunes ingénieurs se trouvent embauchés
par des SSII alors que celles-ci n'ont pas toujours de
contrat à leur proposer. Ces nouveaux venus se trouvent
donc en inter-contrat. Leur
société peut alors les inciter à prendre des congés
sans solde (il s'agit d'une
pratique courante). Sauf cas particulier, il
convient de refuser.
Dans ce cas, vous devrez vous présenter tous les jours
au siège de votre SSII, où celle-ci vous fournira du
travail sur un de leurs forfaits. Si votre entreprise ne
fonctionne que en régie, vous devrez soit aller au
siège afin d'y rencontrer un maximum de commerciaux
(pour vous trouver un contrat), soit rester chez vous,
mais près du téléphone, prêt à être joint à tout
moment.
Ces périodes
"d'inactivité" sont *payées* ! A vous
de collaborer et de faire en sorte que cette période
soit la plus courte possible. Mais un congé sans solde
ne s'impose absolument pas et se justifie encore moins,
sauf pour votre société... qui y a tout intérêt !
Exemple concret : Formation et inter-contrat
Vous, jeune embauché, pouvez vous
retrouver sur votre premier projet dans la situation
suivante : un client souhaite bénéficier de vos
services, mais ne peut vous prendre que dans quinze
jours. En attendant, il souhaite que votre société vous
fournisse une formation d'une semaine afin de renforcer
une compétence technique précise.
Il s'agit d'une situation excellente pour vous : voilà
une formation toute trouvée, alors que, de toutes
façons, une formation par an est un objectif tout à fait
raisonnable (mais pas toujours appliqué!).
Malgré cela, votre SSII trouve cette occasion gênante : vous n'allez rien lui rapporter et vous
allez lui coûter une formation. Sa proposition
sera alors la suivante : « Nous avons fait un effort et
nous pouvons vous accordez une formation, à vous de
faire un effort : prenez une semaine de congé sans solde
! ».
S'il s'agit de votre tout premier CDI et si vous ne savez
même pas que cette formation (qui "vous tombe"
du ciel) est en fait exigée par le client, vous pouvez
être amené à prendre cette semaine de congé sans
solde (de votre plein grès). En fait, la seule bonne
réponse est « NON ». Lorsque l'on débute, elle n'est
pas évidente...
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