Pays de
résidence fiscale
Le pays dans lequel vous serez
"résident fiscal" ne dépend
jamais :
- du lieu où la rémunération est versée,
- du pays où est situé le siège de
l'employeur,
- de votre statut au regard de la protection
sociale (détaché ou expatrié).
Ce lieu de résidence ne se
choisit pas.
Résident fiscal :
L'impôt est calculé sur l'ensemble des revenus,
quelle que soit leur source ou le pays où ils
sont payés.
=> Obligation fiscale illimitée,
=> Imposition sur le revenu mondial.
Non Résident
fiscal :
L'Etat du contribuable ne peut prélever un
impôt que sur les seuls revenus qui ont leur
source sur son territoire.
=> Obligation fiscale limitée,
=> Imposition sur les revenus de source
locale.
Pays ayant une
convention fiscale :
La France a signée des conventions fiscales avec
de nombreux pays. Elles éliminent les doubles
impositions. Elles fixent le pays dans lequel
vous êtes résident fiscal (il ne peut n'y en
avoir qu'un) et dans lequel vos différents
revenus seront imposés. La
convention prime toujours sur
les législations internes des états signataires.
Il est impératif de consulter la convention qui
vous concerne afin de connaître votre statut
fiscal.
Pays n'ayant pas
une convention fiscale :
Chaque pays décidera séparément si vous
disposez ou non d'une résidence fiscale en
fonction de sa législation interne.
Cela peut entraîner une
double imposition des revenus.
Résident fiscal
pour la France :
Selon le Code général des Impôts, Article 4-B,
est considéré résident fiscal en France ceux
qui :
- ont en France leur leur foyer ou lieu de
leur séjour principal, ce qui, avant 1985,
était simple : c'était là où résidait la
famille. Depuis 1985, l'un ou l'autre des époux
peut avoir un seul foyer en France.
L'existence d'un foyer en
France est une question de fait
qui doit être examinée au cas par cas avec la
plus grande prudence.
- ont en France leur lieu de séjour principal,
ce qui est vrai si vous séjournez en France plus
de 183 jours au total sur une année fiscale ou
si vous séjournez plus longtemps en France qu'à
l'étranger, quelle que soit la durée.
- exercent en France leur activité
professionnelle principale, c.à.d.
l'activité à laquelle on consacre le plus de
temps, même si ce n'est pas celle qui procure
les revenus les plus important.
- ont en France leur centre de leurs
intérêts économiques, c.à.d. des liens
patrimoniaux forts (principaux investissement,
revenus importants, etc.). Cette notion est
examinée au cas par cas.
Conséquences de la résidence fiscale
Résident
fiscal en France et non dans le pays de séjour :
France: imposition sur la totalité des revenus
du foyer fiscal, sauf
exonérations prévues par le Code
Général des Impôts sur le salaire perçu à
l'étranger (rare pour un informaticien) ou sur
les sursalaires (art. 81-A-III du CGI), plus
courant pour les informaticiens.
Dans ce dernier cas, il faut être sûr qu'il
s'agit bien d'un sursalaire visant à compenser
des conditions particulières de travail ou de
vie, qui est "réel" (pas de triche!),
déclaré, fixé préalablement au départ,
versé par jour de mission et enfin
"raisonnable" (et non démesuré).
Etranger : imposition sur les revenus de source
locale.
Non
Résident fiscal en France mais résident fiscal
dans le pays de séjour :
France: imposition sur la totalité des revenus
des conjoints résidents fiscal en France, plus
la "part française" du conjoint non
résident.
Etranger : imposition sur les revenus selon le
droit fiscal local.
Impôt en France pour un résident
fiscal en France
Vous n'avez, au moment du départ
à l'étranger, aucune formalité particulière
à accomplir.
Dans le cas où il existe une
convention fiscale, les salaires versés pour un
travail effectué à l'étranger sera exonéré
en France mais imposé à l'étranger si
vous répondez OUI aux questions suivantes :
- l'activité a l'étranger se déroule sur plus
de 183 jours au total sur la période de
référence fixée par la convention,
- le salaire n'est ni payé ni supporté par un
employeur français,
- si non, le salaire est déduit des résultats
d'un établissement étranger.
Si vous êtes
imposé en France, tout ce passe comme si vous
n'aviez jamais quitté la France.
Si vous êtes exonéré en France
mais imposé à l'étranger, votre impôt sera
calculé selon la méthode :
- du taux effectif
: les revenus exonérés sont pris en compte pour
calculer le taux de l'impôt qui sera appliqué
aux autres revenu du foyer. En effet, les
exonérations accordées pour les salaires liés
au travail réalisé à l'étranger ne sont pas
des exonérations intégrales.
- de l'imputation
: les revenus imposés à l'étranger le sont
également en France, la double imposition étant
supprimée par un crédit qui est déduit de
l'impôt français.
La méthode dépend du pays
de séjour.
La déclaration se fait avec le
formulaire 2047 (en plus de l'habituel formulaire
2042 pour l'ensemble des revenus) pour les
revenus encaissés à l'étranger, même pour les
revenus exonérés en France (afin de calculer le
taux effectif). De plus, vous
devez déclarer vos comptes bancaires étrangers
(Formulaire 3.916).
Le tout est à envoyer au Centre des Impôts dont
dépend votre domicile français, en respectant
les délais usuels de déclaration, même si vous
êtes absent de France au moment de ces
échéances.
Impôt en France pour un NON résident
fiscal en France
L'impôt l'année
du départ :
Vous devez, au moment du départ, avoir régularisé votre
situation auprès de votre centre des Impôts.
Attention aux erreurs de calculs!
Le transfert à l'étranger du
domicile fiscal du foyer entraîne une imposition
immédiate. Selon l'art. 167 du CGI, l'impôt est
calculé sur les revenus perçus ou acquis du 1er
janvier au jour de votre départ.
Remarque : si vous quittez la France avant votre
famille, les salaires versés pour votre travail
réalisé à l'étranger entre le jour de votre
départ de France et celui de votre famille sont
exonérés.
Attention :
- la méthode du taux
effectif ne s'applique pas pour calculer
l'impôt de l'année de transfert du domicile
fiscal à l'étranger.
- de plus,
l'administration ne peut appliquer aucune
limitation, réduction ou prorata pour tenir
compte du fait que les revenus déclarés ne
correspondent pas à une année fiscale complète.
Ainsi, des déduction prévus pour une période
de 12 mois seront appliquées à un revenu
imposable correspondant à une période
inférieure!
=> Mieux
vaut partir vers le milieu de l'année fiscale.
Vous effectuez cette déclaration
dans les 10 jours qui précédent la demande de
passeport ou la date de départ (si pas de
passeport). Le calcul sera immédiat (sur la base
du barème de l'"ancienne" année
fiscale, avec une éventuelle correction une fois
le nouveau barème connu), mais la déclaration est provisoire
et pourra être complétée jusqu'en février de
l'année suivante. Avant de quitter la
France, vous vous rendrez à la Trésorerie dont
vous dépendez afin de payer et de retirer un "Bordereau de
situation fiscale" ("quitus
fiscal"), qui attestera que le foyer
est en règle vis-à-vis de la fiscalité
française.
Il peut s'agir d'une importante
somme à payer. Vous pouvez demander
des délais de paiement, surtout
si vous avez une caution de l'employeur ou si
vous conservez en France un logement habitable
non donné en location.
Pensez également, lorsque vous
prévoyez à l'avance votre prochain départ à
l'étranger, de réduire de
votre propre initiative le montant des tiers ou
prélèvements mensuels, afin de ne pas
devoir demander un remboursement!
L'imposition en
France au cours du séjour à l'étranger :
Même un non résident
fiscal en France peut à avoir à payer des
impôts. Pour savoir si c'est le cas,
voici les questions à se poser :
Cas d'un état non lié avec la France
par convention fiscale
- Conservez-vous la disposition
d'une habitation en France ?
* Si non, Percevez-vous des revenus de
source française ?
# Si non, vous êtes exonéré en
France,
# Si oui, vous êtes imposé en
France sur le total des revenus de source
française.
* Si oui, Avez-vous été résident fiscal
de France de manière continue pendant les 4 ans
qui précédent le départ ?
# Si oui, Percevez-vous des revenus
de source française ?
> Si oui, vous êtes
imposé en France sur le total des revenus de
source française.
> Si non, vous êtes
exonéré en France pendant 3 ans,
# Si non (ou bien après la
période de 3 ans d'exonération évoquée juste
avant), percevez-vous des revenus de source
française ?
> Si oui, le total des
revenus de source française est-il inférieur à
3 fois la valeur locative réelle de l' (ou des)
habitation(s).
= Si non, vous êtes
imposé en France sur le total des revenus de
source française.
= Si oui, vous êtes
imposé en France sur 3 fois la valeur locative
réelle de l' (ou des) habitation(s).
> Si non, vos revenus
ont-ils été soumis à l'étranger à un impôt
au moins égal au 2/3 de l'impôt qu'ils auraient
supporté en France ?
= Si non,vous êtes
exonéré en France,
= Si oui, vous êtes
imposé en France sur 3 fois la valeur locative
réelle de l' (ou des) habitation(s).
Remarques :
* un logement vide
"non habitable" n'entraîne aucune
imposition française : l'impôt peut donc
être évité en vidant le logement de ses
meubles et en résiliant les abonnements gaz,
électricité, eau et téléphone!
* la "part
France" (rémunération payée en
France par l'employeur français pour votre
travail à l'étranger) n'est
jamais imposée en France, car un salaire a toujours sa
source fiscale dans l'Etat où le travail
rémunéré a été réalisé et
non pas au lieu où il est perçu. |
Impôt en
France pour un NON résident fiscal en France
(suite et fin)
L'imposition en
France au cours du séjour à l'étranger (suite
et fin)
:Cas d'un état *lié* avec la France par
convention fiscale
* Se reporter à la-dite convention.
* Lorsque vous donnez en location un logement
situé en France, les loyers perçus sont
toujours imposés en France.
* Les revenus de capitaux mobiliers de source
française sont imposés en France et aussi
assujettis à l'impôt dans le pays de résidence
fiscale (sauf pour livret A de Caisse d'Epargne,
LEP, CODEVI, CEL, PEL, PEP, comptes en devise et
compte à terme en Francs de non résidents).
Calcul de l'Impôt français
Que votre pays soit ou non lié par
une convention fiscale avec la France, l'impôt
français à payer est toujours calculé de la
même manière en 2 étapes :
- pour certains revenus, une retenue à la source
effectuée par le débiteur au moment de leur
paiement (à vous de fournir au débiteur les
bons renseignements pour son calcul, à lui de ne
pas se tromper)
La retenue à la source est
libératoire de toute autre imposition de même
taux et constitue un crédit d'impôt pour la
partie de revenu soumise à un taux supérieur.
Vous devez avoir désigné un représentant en
France (banque, ...) qui sera responsable du
versement de la retenue à la source.
- puis, une régularisation
au cours de l'année fiscale suivante sur la base
de la déclaration de revenus que vous
souscrivez.
Attention, si vous êtes
imposé sur une base forfaitaire au titre de la
disposition d'une habitation en France, vous ne
pourrez rien déduire. L'impôt est
calculé sur le montant brut de base forfaitaire.
Le
charges déductibles : Seules les
charges et déficits habituellement imputables au
niveau de chaque catégorie de revenus sont
déductibles (ex: pour les salaire, déduction
forfaitaire de 10%, abattement de 20%).
En effet, pour tenir compte que le revenu imposé
en France ne constitue qu'une partie de vos
ressource, l'Administration n'admet pas la
déduction des charges imputables sur le revenu
global (comme, par exemple, les pensions
alimentaires).
L'impôt est calculé sur le total des montants
nets des différentes catégories de revenus
perçus.
Le
taux de l'impôt : l'impôt est
calculé en utilisant le barème progressif en
vigueur, après application du quotient familial
(le nombre de parts est fixé en fonction de vos
charges de famille, comme si vous viviez en
France).
Mais, il ne peut être inférieur à 25%, sauf :
- si vous êtes imposé au titre d'une habitation
en France,
- si vous démontrez que, si vous étiez
résident fiscal de France, vous payeriez un
impôt inférieur à 25% de l'ensemble de vos
revenus (français et étrangers), et ce avant le
31/12 de la seconde année qui suit la mise en
recouvrement de l'impôt,
- si l'application du taux de 25% entraîne une
cotisation inférieure à 2000F.
La
déduction des retenues à la source :
les retenues à la source effectuées sur les
revenus qui sont pris en compte dans la
régularisation sont déductibles de l'impôt
final, sauf si elles étaient libératoires.
N'omettez pas de mentionner le montant de ces
retenues dans la déclaration de revenus.
Les déclarations de revenus
Si vous avez perçu des revenus qui
n'ont fait l'objet d'aucune retenue à la source
ou qui ont supporté une retenue non
libératoire, si vous êtes imposé sur une base
forfaitaire, vous êtes obligé de souscrire une
déclaration.
Revenus
à déclarer :
- vous êtes imposé parce que vous avez
conservé en France une habitation disponible :
faites figurer le montant de la valeur locative
de (ou des) habitation(s) concernée(s) en
France)
- vous êtes imposé sur des revenus de source
française :
* montant net (si les revenus n'ont pas
été soumis à une retenue à la source),
* exclus (s'ils ont supporté une retenue
à la source libératoire),
* montant net (sauf traitements et salaire
à inscrire pour montant brut imposable) s'il la
retenue à la source était non libératoire.
Il est conseillé de préciser par un courrier
annexé à la déclaration que les montants
déclarés représentent :
- la totalité du salaire reçu pour l'activité
exercée en France, y compris la part ayant
déjà fait l'objet d'une retenue à la source,
- la totalité des retenues à la source, y
compris la partie libératoire prélevée par
l'employeur au taux de 15%.
Attention : la déclaration des retenues à la
source non libératoire constitue un crédit
d'impôt que l'on indiquera ligne NH "autres
imputations, reprise d'impôts, conventions
internationales". Pour les salaires, le
montant total de la retenue doit être inscrit
sur le formulaire, y compris la partie
libératoire.
Formulaires
à utiliser : 2.042 +
- 2.047 : revenus de source française encaissés
à l'étranger,
- 2.044 : revenus fonciers,
- 2.049 : plus-value immobilière et titres de
sociétés "à prépondérance
immobilière", etc.
- une lettre manuscrite annexe.
Centre
des Impôts compétent :
Centre des Impôts des Non Résidents, 9, rue
d'Uzès, 75084 Paris Cedex02. (Sauf si votre
famille reste en France).
Délai
de déclaration :
Europe et pays du littoral méditer. : 30 avril,
Afrique et Amérique du Nord : 15 mai,
Amérique Centrale et du Sud : 31 mai,
Autres pays : 30 juin.
(Sauf si votre famille reste en France, => fin
février, comme d'habitude)
Paiement
de l'Impôt :
Trésorerie Principale du 5ème Arrondissement,
Première Division, 26, rue Vauquelin, 75005
Paris.
L'imposition lorsque la famille reste
en France
Les époux peuvent avoir des lieux
de résidence fiscale différents. Votre satut
est "mixte" : "personnellement
non résident fiscal, membre d'un foyer résident
fiscal".
L'obligation fiscale du foyer est calculée
seulement sur :
- les revenus de l'époux resté résident
fiscal,
- vos revenus de source française (rappel : la "part France" n'en
fait pas parti).
La déclaration se faisant en même temps que
celle du foyer français en France, il est
recommandé de joindre un courrier rappelant le
caractère non résident de l'un des conjoints.
En cas de conflits avec l'administration : il
faut prouver votre non résidence.
Les autres impôts
La
taxe d'habitation : due pour tout
logement dont vous avez la disposition en France
au 1er janvier de l'année fiscale, directement
ou indirectement, que ce soit à titre de
propriétaire, locataire ou d'occupant à titre
gratuit, et ce, même si vous ne l'occupez jamais
personnellement.
SAUF : si le logement est loué ou s'il est
"non habitable".
Les
taxes foncières : toute personne
doit payer une taxe sur les bâtiments et
terrains dont elle est propriétaire au 1er
janvier de l'année fiscale.
La
redevance audiovisuelle : due si
vous disposez d'un téléviseur en France (même
si vous ne l'utilisez pas directement). Conseil :
demandez au Centre de la redevance dont vous
dépendez un dégrèvement une exonération en
signalant : "aucun téléviseur utilisable
en France".
La
vignette automobile : due pour
tous les véhicules à moteur immatriculés en
France.
Si vous revenez en France, même pour un court
séjour, vous devrez l'acheter à la Recette des
Impôts des Non Résidents, 9, rue d'Uzès, 75084
Paris Cedex 02.
CSG
et RDS : due uniquement pour les
salariés résidant fiscalement en France.
L'employeur doit prouver à l'URSAFF votre non
résidence.
ISF :
dû (cf. également les conventions pour
d'éventuelles modifications).
L'impôt de l'année de retour
Une personne qui regagne
définitivement la France devient un résident
fiscal et donc un contribuable normal.
Principe
: le retour définitif
entraîne un transfert du domicile fiscal en
France, avec :
imposition au titre de la période du 1er janvier
au retour (non résidence fiscale),
imposition au titre de la période du retour au
31 décembre (résidence fiscale).
Aucune imposition
immédiate n'est exigée lors du transfert du
domicile fiscal.
Calcul
de l'impôt : la coupure de
l'année fiscale n'a d'incidence que sur 2 points
:
- l'impossibilité pour l'administration fiscale
de prendre en compte à quel que titre que ce
soit les revenus perçus avant cette période,
s'ils ne sont pas de source française,
- les retenues à la source éventuellement
effectuées avant le retour sur les revenus
imposables en France seront déduits de l'impôt
français dans les conditions prévues pour le
régimes des non résidents.
Quelle que soit la
date de retour des membres du foyer
fiscal, vous aurez droit au montant
intégral des déductions, abattements,
crédits et réductions prévues par la Loi...
comme si le foyer avait été résident au 1er
janvier.
De même, l'impôt sera calculé en appliquant
sur les revenus déclarés le barème prévu pour
12 mois de revenus... même si le retour a eu
lieu en décembre.
Les services
fiscaux ne peuvent pratiquer aucune formule de
prorata pour tenir compte du fait que vous n'avez
pas une année fiscale complète de revenus.
Par conséquent, l'impôt sera atténué par
rapport à celui que vous auriez payé si vous
aviez déclaré 12 mois de revenus et l'économie
qui en résultera sera d'autant plus importante
que la date du retour sera proche du milieu de
l'année fiscale... Ainsi, il arrive fréquemment
qu'une personne qui revient au cours du dernier
trimestre soit totalement exonérée d'impôts en
France pour l'année de retour!
La méthode du taux
effectif ne s'applique pas pour calculer l'impôt
de l'année de retour.
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