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Travailler au CA
REACTIONS !!!
 


Travailler aux States ou au Canada
[CanadaNet]


Il y est allé et a travaillé tantôt à Montréal (Québec), tantôt aux Etats-Unis. Il en est revenu. Voici quelques moments choisis de sa vie courante, mais, en clair, pour rester là-bas, il faut vraiment "aimer cela"!
Mes "questions" sont en
italique rouge.
Les renseignements essentiels de cet (très long...) entretien sont soulignés.
Cet entretien comprend trois sujets principaux :
Québec,
Travailler dans le continent Nord-Américain,
La filière pour travailler aux Etats-Unis.


* Québec,
Travailler dans le continent Nord-Américain,
La filière pour travailler aux Etats-Unis,

Votre première expérience sur le continent nord américain a d'abord concerné le Québec, exact ?
    Oui, muni d'un bon pécule et d'un niveau BAC+4, je n'ai eu aucun problème à convaincre la Délégation du Québec. Cela m'a permis de m'installer près de Montréal.

Peut-on trouver du travail au Québec ?
    La politique officielle du gouvernement y est favorable : la main d'œuvre informatique manque, d'où une recherche active d'étrangers. L'énorme problème, au Québec, c'est que le gouvernement n'est pas celui qui embauche. Ceux qui ont le pouvoir d'embaucher sont les québécois et eux, c'est très clair, ils n'embauchent, en très grande majorité, que les québécois...

vous avez un exemple précis ?
    Je voulais profiter de mon installation au Canada pour faire de ma passion un métier, à savoir voler. Plusieurs agences d'hélicoptères laissaient entendre qu'elles cherchaient près de 400 pilotes d'hélicoptères pour participer à la construction d'un gigantesque barrage aux voies d'accès difficiles (dans la baie James, au *nord* du Québec). Le gouvernement canadien n'a pas démenti. J'ai donc payé (très chers) des études de pilotes d'hélicoptères en compagnies d'une soixantaine d'autres Français. Une fois la formation terminée et le brevet en poche, aucun de nous n'avons réussi à décrocher le moindre contrat...

Qu'avez-vous fait à ce moment ?
    J'ai voulu monter mon entreprise pour initier les gens à l'ULM. Afin de la faire connaître, tout y est passé: articles dans les journaux locaux, émissions de télé, interviews pour les radios, ... rien y a fait. Aucun client du pays n'est venu!

Et alors ?
    Je me suis recentré sur mon métier initial : l'informatique. Mais là encore, cela n'a pas été facile de trouver. Certains patrons québécois me l'ont même dit en face: à compétences égales (voire même légèrement inférieures) un québécois sera toujours préféré! J'ai finalement trouvé dans une boite étrangère installée au Québec et n'employant surtout que des étrangers... dont beaucoup repartaient au bout de deux ou trois ans!

Pourquoi des étrangers repartent du Québec ?
    Tous ne repartent pas, loin de là! Concernant les français, en revanche, c'est très fréquent. Des ressortissants de pays connaissant de gros problèmes économiques ou démocratiques peuvent parfaitement se plaire au Canada. Bien que ce pays offre des salaires bien inférieurs à ceux des Etats-Unis, il propose un niveau de vie facilement supérieur à ce qu'un Roumain ou un Yougoslave aurait pu connaître. L'immigration est facile, il est très aisé d'avoir sa maison, une ou deux voitures, un grand terrain... et la plupart des étrangers ont leur communauté au sein de laquelle ils peuvent se retrouver.

Mais les Français, eux, ne s'y plaisent pas ?
    Au bout d'une période allant de quelques mois à deux ou trois ans, un Français percevra ce pays comme "moins civilisé" par rapport à ce qu'il a laissé. Les seuls avantages matériels (maison, voiture...) ont du mal à compenser un salaire qui est en général inférieur (environ 120000 F/an) à celui proposé en France, et surtout le fait que, au Québec, le Français est clairement peu apprécié.
Des problèmes de différence fondamentale de culture, amusant au début ou encore sympathiques lorsque l'on ne fait que passer des vacances, finissent par devenir très difficile à vivre.
En passant, deux détails sont à noter :
- Ne parlez jamais spontanément à un Québécois de la France. Ils détestent cela! Contentez-vous de répondre laconiquement à leurs questions sur le sujet s'ils en posent...
- Si vous êtes du genre masculin et célibataire, tâchez de vous trouver une compagne Française et emmenez-la avec vous! Le « French Lover » n'a pas vraiment la côte là-bas...
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Mais que nous reprochent-ils et comment cela se traduit-il ?
    La raison historique remonte aux années 1750, où nous les avons "abandonnés aux Anglais". Cette partie de l'histoire est soigneusement enseignée aux enfants, ce qui est un premier facteur, et, en plus, ce comportement "anti-Français" est entré dans leur culture. Ce sont souvent des jeunes qui me manifestaient leur antipathie. Par exemple, lorsque je faisais mes courses chez un "dépanneur" (terme qui désigne chez eux une épicerie qui ferme tard), j'étais toujours accueilli avec le sourire... jusqu'à mes premiers mots, lesquels trahissaient ma provenance. C'est tout juste si l'on ne me jetait pas alors ce que j'avais demandé à la figure! Le problème est que cela se répète pratiquement tous les jours, pour le moindre service que vous pouvez demander : c'est un facteur usant qui y est pour beaucoup dans le retour massif des Français.
N'oublions pas qu'un autre facteur de "conflit" peut se trouver dans le comportement de certains touristes français qui arrivent en "pays conquis" ou encore "ancienne colonie française", pour qui les Québécois "ne savent pas bien parler français" et sont donc "inférieurs". Ce genre de comportement débile et arriéré n'arrange pas la situation des autres français qui n'ont pas ce type de préjugé...
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On repère facilement que vous êtes français ?
    Tout vous trahi: votre comportement, votre accent, vos expressions. Si vous entrez dans un magasin en disant « Bonjour! », vous êtes catalogué : les Québécois disent « Hello » (prononcé « Allo » pour éviter de faire comme les anglais!). Lorsque vous sortez, ils vous diront (si vous n'êtes pas Français!) « Merci et Bonjour » (synonyme de « Bonne journée »). Là où il faut être très méfiant, c'est lorsque vous demandez des services.

C'est-à-dire ?
    Par exemple, il m'est arrivé plus d'une fois de devoir m'y prendre à plusieurs reprises pour me faire livrer des meubles (payés à la commande): au moment du rendez-vous, personne... Mais le pire, c'est avec les ENR.

Les ENR ?
    Beaucoup de services au Canada passent par les ENR. Ceux-ci sont des particuliers qui montent une entreprise individuelle "enregistrée". C'est très facile à faire, sans frais, et cela vous permet de gagner de l'argent. Si vous voulez acheter une voiture d'occasion (ils disent un « un char usagé »), vous avez de fortes probabilités de tomber sur un ENR qui retape dans son garage 5 ou six voitures et qui vit de leur vente. Si vous voulez un "déneigeur" (quelqu'un qui vient dégager votre terrain afin de vous permettre de sortir de votre garage, regagner la route et partir au boulot, ce qui est indispensable 7 mois sur 12), vous aurez la visite d'un ENR! Seulement, en cas de litige, vos recours sont quasi-nuls. Même si vous en attaquez un en justice, son statut d'ENR rend tout remboursement impossible (il n'a pas le capital nécessaire pour rembourser, il se déclare en faillite et se réinscrit après). Or, des litiges avec un ENR, cela arrive d'autant plus facilement que vous êtes Français... car ils vous voient (entendent...) venir et savent bien profiter de votre inexpérience!
( Donc, pour une voiture, achetez-la *impérativement* chez un concessionnaire et prenez le temps de comparer. Dans le même ordre d'idée, n'achetez *jamais* de maison. Si vous ne voulez y passer que deux ou trois ans, louez-la, cela vous évitera de la revendre à perte).

[NDR : les paragraphes précédents ainsi que le suivant contiennent des affirmations "choquantes" concernant les Québécois...
Si elles sont dans ce témoignage, c'est qu'elles m'ont été affirmées par plusieures personnes différentes.
J'invite tout Québécois qui souhaiterait faire valoir son point de vue à
témoigner, comme cela est précisé dans la "page de réflexion" qui accompagne ce témoignage.]
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Comment percevez-vous les Québécois ?

    Ils me rappellent certains provinciaux de la France profonde qui auraient oublié d'évoluer dans leur mentalité. Certains détails laissent songeur. Il faut avoir vu, par exemple, des Canadiens (cela ne se pratique pas que au Québec) revenir de chasse : ils attachent leur proie (cerf, biche, orignal) sur leur voiture et paradent pendant des heures en traversant fièrement toute la ville. Certes, nous avons aussi nos chasseurs "bourrins" en France, mais à ce stade... La mentalité Canadienne est donc, à mon avis, encore assez rude et "rustre", ce qui n'est pas anormal (le climat rend la vie assez rude, et de plus, le Québec est gros comme 7 fois la France et il y a dix fois moins d'habitants). Cela ne comporte pas que des points négatifs : conscients de vivre dans un pays rude (où des températures de -30°C peuvent tuer une personne à pieds en quelques minutes, par gel du cerveau), n'importe quel Canadien s'arrêtera pour vous porter assistance si vous êtes en panne avec votre voiture. On retrouve ce comportement chez la police. J'ai eu l'occasion de rencontrer la GRC (Gendarmerie Royale du Canada , en anglais "RCMP", pour Royal Canada Mounted Police), qui est l'équivalent d'une gendarmerie fédérale, ou encore la SQ (Sûreté du Québec, la police locale). Ce sont des pros, qui interviennent rapidement (bien plus qu'en France!), qui ne font pas de distinction entre étrangers et locaux et qui sont bien équipés. J'ai ainsi constaté la disparition de ma voiture un soir (à 22 h.) en plein hivers à la sortie du travail. 5 minutes plus tard, j'étais dans la voiture d'un officier qui, pianotant sur son ordinateur (tout en conduisant!) m'a conduit à ma voiture : elle avait été déplacée pour permettre à un déneigeur de passer. Il a bien attendu que je monte dans ma voiture, que je démarre et que je commence à rouler avant de s'éloigner lui-même.
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Québec,
* Travailler dans le continent Nord-Américain,
La filière pour travailler aux Etats-Unis.

Votre retour est-il isolé ? Avez-vous des problèmes d'adaptation ?
    Non aux deux questions! D'une part, vivre au Québec est difficile et usant pour le moral. D'autre part, concernant le Canada, il faut vraiment réussir à accepter un climat qui impose une neige et un froid important 7 mois sur 12, à partir de fin Octobre à Mai, avec de la neige en permanence de mi-Décembre à Avril... Enfin, concernant le Canada et les Etats-Unis, travailler "à l'américaine" nécessite vraiment d'accepter un comportement qu'un Français trouvera très peu... naturel!

C'est-a-dire ? Comment se passe une journée au bureau ?
    Pour résumer, chacun dans son coin! Personne ne parle spontanément à personne (en dehors des sujets professionnels) et il n'y a pas de "pause café" qui réunissent tout le monde pour bavarder. Si jamais cela se produit, les sujets de conversations sont limités et souvent limités au sport!). La gastronomie n'est pas... fameuse et il n'est pas rare de voir des employés amener leur propre repas (lunch) qu'ils avaleront en vitesse sur un coin de leur bureau tout en continuant à pianoter sur leur bécane...

Comment cela se passe dans le reste du Canada ? (mentalité, travail...)
    On y est considéré comme un étranger comme un autre... à condition de toujours préciser que l'on est « French from France »! Un Canadien anglophone, lorsqu'il entend parler Français, ne se pose aucune question et vous assimile à un Québécois... Or, les anglophones et francophones ne s'entendent pas vraiment entre eux...

A vous écouter, travailler "là-bas" n'a pas l'air aisé et pose d'important problèmes d'adaptations culturelles
    La mentalité de ces deux pays est en effet différente de la notre. Si vous ajoutez un climat pas toujours agréable (voire, au Canada, très rude), et une communauté Française peu développée, vous comprenez pourquoi beaucoup de nos compatriotes finissent par rentrer. Certains éléments font mieux "passer la pilule" et permettent cependant de rester : le climat (style Floride ou Californie!), le confort matériel (maison, voiture, ... même si cela ne suffit pas pour tout supporter!) et l'argent (surtout aux EU, où cela "paie bien", mais attention, cela "paie beaucoup moins bien", selon nos critères Français, au Canada).
S'il y a un point sur lequel je veux insister, c'est le caractère "usant" de cette différence : elle atteint son summum (et devient donc insupportable) au Québec, où votre statut de "personna non grata" vous fait très vite regretter votre pays natal. Ce qui est fou, c'est que les Français qui veulent partir (au Québec ou ailleurs) ne vont pas croire ces propos et vont les attribuer à une personne "ayant des problèmes d'adaptation". Pourtant, ces même Français risquent de revenir dans deux ans avec les mêmes conclusions...
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Franchement, quel niveau d'anglais faut-il avoir pour travailler sur le continent nord-américain ?
    Ce niveau recouvre 4 problèmes.
- La lecture des écrits : elle doit être, sur le plan technique, "parfaite" : le vocabulaire de base plus le vocabulaire technique doivent vous permettre de comprendre n'importe quelle doc. technique sans problèmes.
- la rédaction de l'écrit, pour nos métiers, intervient surtout pour des documents techniques précis (spécification ou conception de composant logiciel). Vous disposez alors de modèles, d'exemples et d'un service de relecture qui vous rendra votre document couvert de rouge! Cela vous permet d'apprendre sur place à mieux rédiger. Dans la vie courante, la rédaction n'est pas critique.
- la compréhension orale : un bon test consiste à écouter des Anglais. Si vous comprenez ce qu'ils disent au delà de 75%, cela vous permettra de comprendre suffisamment les Américains pour soutenir un dialogue normal. L'anglais parlé est bien plus musical et compréhensible que le débit monocorde américain. Cependant, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les Américains supportent très bien qu'on fasse répéter une phrase que vous auriez mal saisie.
- l'expression orale doit se faire le plus "naturellement" possible. Mieux vaut ne pas chercher ses mots toutes les deux secondes. L'accent est complètement secondaire : au bout de 15 jours "d'immersion totale", vous adopterez de toutes façons l'accent local!


Québec,
Travailler dans le continent Nord-Américain,
* La filière pour travailler aux Etats-Unis.


Quelle filière conseillez-vous pour travailler aux Etats-Unis ?
    L'idéal consiste à passer par le Canada, en particulier le Québec (malgré ses... inconvénients!). En effet, cela vous donne l'occasion de parfaire votre pratique de la langue anglaise (dont le niveau, à mon arrivée au Canada, était basiquement scolaire).

De plus, pour un employeur américain, faire venir quelqu'un résidant au Canada est quelque chose de naturel. Mes contacts ont été faciles et les voyages se sont organisés naturellement : le téléphone est moins cher (pour un Américain, téléphoner aux US ou au Canada, c'est pareil et le "Time Zone" -décalage horaire- entre le Canada et les Etats-Unis est moindre que celui entre les Etats-Unis et la France!). les voyages sont moins compliqués et surtout moins chers! De plus, au bout de trois ans de présence au Canada, vous pouvez demander la nationalité Canadienne (ce qui ne vous oblige pas à renoncer à votre nationalité Française, contrairement à la nationalité Américaine). Cela vous permet d'obtenir très rapidement (en quelques heures, pourvu que l'on prouve bien que le travail en question soit un boulot pour lequel des étrangers sont recherchés) un visa de travail aux US : le TN-1, valable 1 an et renouvelable chaque année. Il se délivre immédiatement lors de votre passage de la frontière Canadienne-US. Ces facilités se retrouvent dans le cadre du NAFTA (North American Trading Agreement) ou ALENA en français (Accord de Libre-Echange Nord-Américain). Même si vous n'avez pas la nationalité Canadienne, un employeur américain vous procurera plus facilement un visa de travail pour étranger (le H1) si vous venez du Canada.

Enfin, il est beaucoup plus facile d'aborder la vie quotidienne américaine si l'on vient du Canada. Concernant l'expression orale, par exemple, le scénario idéal pour un français consiste à passer une ou deux années au Québec, milieu francophone où l'anglais reste très employé. Cela vous permet d'évoluer et d'arriver sur le marché américain avec beaucoup plus d'aisance que vous ne pourriez en avoir au premier abord.

Et la filière depuis la France ?
    Depuis la France ou ailleurs, Internet est devenu le moyen de recherche d'emploi privilégié. Il est bien intégré dans la culture des entreprises américaines et constitue, pour tous les métiers susceptibles d'être attribués à des non-Américains, le vecteur principal pour trouver son job.

Comment considèrent-ils les Français ?
    Là, il n'y a aucun problème particulier. Mieux vaut tout de même préciser le fameux : « French from France », simplement pour éviter toute confusion avec les Québécois. Si je n'ai jamais travaillé aux Etats-Unis, j'ai une bonne expérience des recherches d'emplois dans l'informatique là-bas. Cela n'a pas abouti simplement parce que j'ai préféré finalement rentrer en France. Aujourd'hui (Mai 98), c'est-à-dire 1 an après mon retour, je suis pleinement satisfait d'avoir fait ce choix de revenir en "Gaule".

Les Français sont-ils plus recherchés que d'autres ?
    Je vois ce que vous voulez dire, mais je crois que cette "réputation" est très surfaite. Peut-être que pour certains postes comme les "chefs de projets", les Français sont appréciés car ils apportent une autre vision du travail, une vision "à l'européenne". Mais cela s'arrête là. Leur vision est plus pragmatique : tant que vous faite l'affaire, tout va bien.

Un dernier conseil général sur le travail aux USA ?
    OUI! Et à vrai dire, il est valable pour tout le continent Nord-Américain, c'est le plus important lorsque vous voulez partir "là-bas" : GARDEZ-VOUS UNE PORTE DE SORTIE EN FRANCE!

Le rêve Américain n'est que trop souvent... un rêve. Il n'est pas interdit de le tenter, loin de là, et certains s'y plairont. Les autres... ma foi, ils sont prévenus!


               
 
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