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Consultant & Prestataires de services (2/5)
1997-2000 : Reprise et professionnalisation



C'est la reprise économique, nous affirme-t-on! Et il est vrai que pour les ingénieurs informaticiens, le travail ne manque plus...
Pour compléter l'historique de l'évolution de "l'ingénieur informaticien d'une SSII" entamée
page précédente, voici quelques considérations sur la situation actuelle (1997-1998, l'article date d'août 1998) du prestataire et sur son devenir (1999-2000).
    Mais pour savoir comment l'aventure se continue vraiment, il vous faut lire la suite (
2000-2001).
[Cf. slide n° 27 de la présentation "Prestataire en SSII".]


 



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1997 - 1998 : C'est reparti ?
    Pour différentes raisons économiques et/ou géo-politique (l'Euro, passage à l'an 2000...), les activités liées à l'informatique "repartent". C'était presque inéluctable : avec la montée en flèche de la micro-informatique, dont la puissance de calcul rivalise avec les grosses stations d'il y a 4 ou 5 ans, pour un prix ridicule, l'informatique est maintenant partout. Elle fait partie de tout projet important. Que ce soit pour l'organisation des Jeux Olympiques (système de surveillance, affichage des résultats des compétitions) ou que ce soit pour la gestion d'une ville (surveillance des métros, régulation du trafic) ou encore dans le domaine, en pleine expansion des télécom (gestion des base de données des abonnés, gestion des réseaux, ...), les projets se multiplient. A force, la main d'œuvre qualifiée, au fait des dernières technologies (objets, réseaux, OS) vient à manquer!
    Doit-on affirmer pour autant que le prestataire en informatique, dans un élan de fierté professionnelle, relève la tête ? Certes, en cette fin de siècle, son salaire est en train d'être sérieusement relevé. Mais la crise précédemment évoquée a laissé de profondes cicatrices :

- Le prestataire est "mal vu". Ce n'est plus un "ennemi". Les syndicats des grandes sociétés ont fait leur travail : Aujourd'hui, la quasi totalité des salariés qui le souhaitaient ont eu accès à des formations leur permettant de combler leur retard face à cette nouvelle technologie et leur assurant de pouvoir réaliser des tâches similaires aux prestataires. Le problème n'est donc plus là, mais ces prestataires sont dénoncés comme étant "trop nombreux". Les grandes industries ont du mal à se défaire des habitudes acquises en 6 ans : pour elles, il est encore plus pratique de louer les services de quelqu'un plutôt que d'embaucher. Or, à l'orée des 35 heures, l'embauche est un sujet "sensible" que le prestataire, de par sa seule présence et existence, semble menacer!!! (je caricature, mais en gros, cela revient au même).

- Les salaires ne remontent que lentement (pour les "jeunes"), malgré l'importante augmentation de l'activité informatique décrite au début de ce paragraphe. En effet, pour gagner de l'argent, une SSII a le choix entre régies et forfaits.

    * Concernant la régie, les prix imposés par les clients restent bas (encore un souvenir des 6 ans de crise!). La plupart des SSII préfèrent se plier à ces tarifs (parfois à perte) pour pouvoir conserver "dans la place" (chez un grand client) un prestataire et pour pouvoir figurer sur les fameuses "listes". En effet, chaque client tient à jour une liste de SSII privilégiées qui seront prévenues en premier lors des appels d'offres... Avoir un prestataire représente donc un enjeu qui va au delà de la simple prestation technique.
Toutefois, certaines SSII commencent à faire de la résistance et prennent le temps de rechercher pour leurs ingénieurs de meilleurs clients, quitte à supporter des période d'inter-contrat plus longue. Le terme de consultant revient alors à la mode, surtout parce que cela permet d'y associer des tarifs plus élevés! (pour le reste, le prestataire reste prestataire!... c'est-à-dire un exécutant, sans réel pouvoir de décision, du moins en début de carrière.)
    * Concernant les forfaits, ils ne sont plus aussi simples à décrocher (sauf pour les indépendants). Les clients, échaudés par des conduites de projets parfois fantaisistes, exigent maintenant que l'on montre "patte blanche". Cela passe donc par une certification ISO accompagnée parfois par une certification dans le domaine de la gestion d'un projet informatique comme CMM et son modèle à 5 niveau. De plus, les délais sont de plus en plus tendus et les prix de plus en plus bas! Bref, le forfait est devenu compliqué et risqué...(Attention, le témoignage nuance cette affirmation).

- La formation technique des prestataires est rarement assurée, surtout lorsque ce dernier travaille en régie. En effet, il est de plus en plus courant que cet ingénieur, en contact permanent avec le client, se fasse... embaucher par ce dernier. Cela se produit tôt dans la carrière, à une époque où il ne coûte pas encore trop cher (en terme de salaire!). Pourquoi une SSII investirait alors dans une personne amenée à partir inéluctablement ? Là encore, le souvenir de la crise et du "turn-over" important a laissé des traces. Toutefois, la formation reste assurée pour des projets concernant des réseaux ou de l'informatique industrielle, avec des impératifs de production et de résultat. Cependant, sur de tels postes, l'embauche du prestataire par le client est également monnaie courante!

L'an 2000 et au-delà : Conclusion...
    L'ère de "l'aventure informatique" est révolue. Aujourd'hui, un prestataire est un "professionnel de l'informatique", non seulement au courant des dernières technologies, mais aussi au fait des normes qualités qu'il se doit de respecter.
Il est un gestionnaire qui maîtrise, à son niveau, ses coûts et ses délais de réalisation. Même s'il intervient peu dans les décisions liées à la conduite d'un projet informatique, son expertise technique lui permet prendre du recul face à ce qu'on lui demande afin de le réaliser le plus efficacement possible...

Bref, pour caricaturer à outrance et sans vouloir généraliser :), le bidouilleur fou des années 80 est loin. Rendu plus mature après une crise économique importante, l'ingénieur est devenu encore plus responsable et encore plus conscient de son univers industriel.

C'est moins rigolo, mais au moins, on peut espérer que c'est parti pour durer...



               
 
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