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Questions
pour SSII |
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Questions Commerciales...
questions indiscrètes
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Les questions qui suivent ne sont pas à poser
"tout-de-go" en entretien d'embauche, mais peuvent
vous donner de bonnes idées des préoccupations des
commerciaux. Vous pouvez donc vous inspirer de ces questions
(qui sont à l'origine des questions
d'un commercial à un autre commercial) pour en replacer tout ou partie au cours de vos entretiens
avec votre futur employeur.
Cela vous permettra de détailler :
- la nature des buts
de votre SSII (faire du chiffre à tout prix, style loueurs
de viandes, ou
proposer un vrai service à valeur ajouté), ainsi que les politiques
mises en oeuvre par cette même société pour y parvenir
(avec différentes "incitations" - ou pressions -
envers les commerciaux);
- la façon dont l'ingénieur d'affaire - le commercial -
compte gérer son compte (et donc son équipe de
collaborateurs, à savoir les ingénieurs informaticiens que
vous êtes).
[Cf. également :
- SSII
- Questions en entretien
d'embauche
- slide
n° 19 de la présentation
"Prestataire en SSII"]
Les questions sont en gras noir.
Les réponses (basés sur plusieurs
commerciaux qui resteront anonymes ;) ) sont en bleu.
Mes remarques sont en [italique
rouge entre crochet]. |
A propos des missions chez le client, le consultant intervient-il alone ou
en équipe?
R1 : Chacun a une mission
["alone" donc,
et c'est le cas très souvent pour tout type de prestataire. Mais si
l'on se concentre sur un vrai consultant
en SSII, donc quelqu'un avec une expertise (savoir) et une expérience
(savoir-faire), un deuxième commercial détaille cette réponse]
R2 : Généralement alone dans 90% des cas, car ce sont des missions qui se
détachent réellement de la simple prestation (type
"développement"). Ces missions sont ponctuelles et visent parfois
à préparer le terrain ou vraiment à jouer un rôle de consultant qui vise plus
à définir ou commencer à mettre en place une équipe mais ne participe pas au
développement effectué par l'équipe...
Pourquoi ? Évidemment pour une question de coût : généralement
un consultant est vendu entre 4000 et 8000 en SSII classique. Celles reconnues sur le marché tapent facile 8000 en moyenne voire entrée de base
(comme CAP, Accenture, etc...).
[2
remarques :
1/ je traduis les tarifs dans une monnaie moderne, branchée et de
d'jeunes zeuropéens :
« un consultant est vendu entre 610 € et 1220 €»
Cela correspond d'ailleurs au tarif indicatif moyen - 900 € - que je
mentionnais dans l'article sur les Perspectives
de carrière en SSII.
2/ Ceux qui se vendent, même débutants, à 1200 € ne font pas
partis de SSII, mais bien de société de conseil, ce qui n'a
rien à voir : la première - la SSII - vend une prestation sous forme
d'un prestataire, la deuxième - la société de conseil - vend plus
qu'un prestataire, elle vend une équipe, un partenariat et surtout
une méthodologie, véritable base de connaissance capitalisée de la
société de conseil dont le client va pouvoir bénéficier...]
Y a-t-il des primes de fin de mission?
R1 : Non
R2 : Que dalle...
[Dans certaines grandes
SSII, il peut y avoir en effet des primes de fin de mission, surtout
dans le cadre de forfait qui se terminent dans les temps et en avance
sur le budget! Cela est évoqué par ce chef de projet]
Vous a-t-on promis un intéressement (1 à 2 mois de salaire) une fois le
break even passé (en février?)
R1 : Ce jour ne sera pas avant mars 2003, soit
un an après les promesses... enfin normalement!
R2 : Que dalle non plus. Les
coms sont généralement fixées de façon définitives. Après, c'est
généralement liminaire : loi du tout ou rien!
[Rq : le "break even", c'est le
point mort, à partir duquel la société commence à faire du
profit.]
Côté commercial, avez-vous une liste imposée d'entreprises à prospecter?
R1 : Oui.
R2 : Oui et non... c'est
politique et dépend des priorités, de l'historique, etc...
Cette prospection se fait-elle sur appel d'offres?
R1 : Appel d'offre ou
approche direct (cf. réponse suivante)
R2 : On bosse pas mal sur AO
[l'abréviation de "Appel d'Offre",
bien sûr], mais une fois le biz [business]
lancé : c'est-à-dire que pour avoir des AO, il
faut être référencé, et c'est très difficile (les critères sont
compliqués et multiples et comprennent au minimum un CA [Chiffre
d'Affaire] minimum avec le compte
concerné, etc.). C'est encore plus difficile avec le monde bancaire,
où il règne une forte concurrence entre les SSII.
[Et c'est pour cela que je me suis retrouvé
sur une mission dans une banque... pour le compte d'une autre
société de service que la mienne! Cette autre société de service
était référencée, et son commercial touchait une commission sur le
prix de ma prestation.]
par approche directe?
R1 : Les deux (AO et
approche direct) : c'est la méthode de "Xerox" : pied dans
la porte et cible "chef de projet", avec le petit doigt en
l'air!
R2 : Aussi, et cela passe par
le téléphone : un commercial "phone à mort", des dizaines
d'appels par jour...
Quelle est la tendance au niveau type de missions proposées au client?
Plutôt MOE ou MOA ?
[cf. article MOE
et MOA (Maître
d'OEuvre et Maître d'OuvrAge)]
R1 : MOE
R2 : MOA très peu, car en
général les SSII classiques sont orientées "ingénieur 0-4 ans
expérience qui développent du client serveur ou du web" [bref,
en 2002,
le jeune pas cher mais sans l'expérience nécessaire ni le recul pour
faire de la maîtrise d'ouvrage...]
Quelle est la carotte pour chaque mission vendue?
R1 : Commissionnement
classique, mais comme il y a des départs et peu de résultats...
R2 : Aucune en soit, sinon
que tu atteignes tes objectifs prédéfinis. Par exemple, un senior de
5-7 ans d'expérience doit générer sur l'année 2 millions d'euros
de CA... après il gère cela comme il peut. Mais c'est vrai que les
objectifs sont définis en partie (80/90% des objectifs sont basés
sur le CA, mais viennent aussi du nombre de compte ouvert à l'année)
Carotte sur quantitatif ET qualitatif?
R1 : Quantitatif
uniquement.
R2 : Qualitatif que dalle...
ce qui compte, c'est le volume : le CA que tu génères.
Quels sont les cabinets/SSII avec qui vous vous retrouvez le plus souvent
en concurrence sur des appels d'offres (et qui vous passent devant éventuellement)?
R1 : Les grosses SSII,
peu ou pas de cabinet de conseil.
R2 : Les gros qui
bénéficient d'une image, d'une renommée, qui ne sont pas toujours
les meilleurs mais qui ont le mérite d'être connu et de paraître
solide.
Sinon, parlez-vous entre vous de vos salaires ou est-ce un sujet tabou?
[Rappel : on parle
bien de salaire d'un commercial, puisqu'il s'agit de questions
adressées par un commercial à un autre commercial]
R1 : On ne parle pas de
ces choses là, cher ami.
R2 : TABOU DE n à n+1, mais entre
collègues de même "grade", si on peut parler de
grade, c'est assez transparent... dès que tu attaques quelqu'un qui a
un minimum de responsabilités, c'est super opaque et/ou tabou.
Quelle est la tendance sur les salaires à l'embauche: au rabais, normaux
ou incitants?
[Rappel-bis :
on parle toujours de salaire d'un commercial]
R1 : Tout juste normaux,
au prétexte qu'il faut faire des sacrifices pour rentrer dans une
telle SSII si connue!
R2 : C'est en général
quelque chose qui pose peu problème..... c'est de
la surenchère pure et bête, après ça dépend si l'entreprise te veut ou
non... par contre ce dont il faut faire gaffe c'est voir s'ils tiennent
promesse sur certains points : téléphone/ordi portable qu ils te font attendre des mois et qui finalement ne viennent jamais mais qui ont
été sur
la table comme arguments pour t'attirer : ça c'est trrrrrrrrrrès
courant !!!!
Sinon ton salaire, si tu négocies bien tu peux le faire monter
facilement de 4,5 K€ (30 KF)/7,6 K€ (50
KF) lors du changement de boite, pour ne pas dire plus si tu es bon
négociateur et si tu sais bien te vendre....
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